La stimulation fœtale avec de la musique voie vaginale2018-11-21T16:06:10+00:00

Musique et la stimulation fœtale

Découverte sur la stimulation fœtale avec de la musique voie vaginale

Pour la premiére fois nous avons connaissance que les fœtus entendent depuis la 16éme semaine et que les sons de l’extérieur leur parviennent comme des chuchotements déformés. Nous avons découvert la formule pour qu’ils entendent comme nous, pour que le son leur parvienne de maniére efficiente en intensité et pas déformé.

Les fœtus répondent à la musique voie vaginale en faisant des mouvements avec la bouche et la langue, comme s’ils voulaient parler ou chanter. Nous avons réussi à nous communiquer avec le fœtus. Pour la premiére fois nous avons réussi à ce qu’un fœtus réalise un mouvement particulier.

La revue “Ultrasound” de la British Medical Ultrasound Society (BMUS) a publié notre étude “Expression faciale fœtale en réponse à l’émission de musique voie vaginale”, une recherche sur l’audition fœtale pionniére sur le plan mondial.

Ce travail dévoile que, depuis la semaine seize de grossesse il existe déjà une réponse à la musique émise voie vaginale à travers des mouvements spécifiques de la bouche et la langue.

Notre hypothése de départ suggére que la musique incite à une réponse de mouvements de vocalisation puisqu’elle active des circuits cérébraux de stimulation du langage et de la communication. C’est à dire, l’apprentissage commence à l’utérus maternel.

Avec cette étude nous démontrons, en plus, que la seule maniére pour que le fœtus entende la musique tel que nous l’écoutons nous, c’est en l’émettant depuis le vagin de la mére. Si nous émettons de la musique depuis l’extérieur, à travers l’abdomen, le fœtus ne la perçoit pas de la même façon.

Quelles innovations importantes fournient cette étude?
  • Elle démontre, pour la premiére fois, que les fœtus entendent depuis la 16éme semaine de gestation.
  • Elle permet de rejeter la surdité fœtale.
  • Elle donne la possibilité à la femme enceinte de constater le bien-être du fœtus.
  • Elle découvre des circuits cérébraux primitifs impliqués dans la communication. En entendant la musique, le fœtus répond avec des mouvements de vocalisation, un pas préalable à chanter et à parler.
  • Avec le dispositif que nous avons développé pour l’étude scientifique,? nous donnons la possibilité de faire arriver de maniére efficiente le son à nos bébés en gestation et commencer à les stimuler avant de naître.
Qu’est ce qu’on peut entendre dans l’uterus?

Le fœtus reçoit des sons de l’intérieur du corps de sa mére tels que les battements du cœur, la respiration et les mouvements intestinaux. Il perçoit aussi les sons en provenance de ce que sa mére fait, quand elle parle ou quand elle marche avec ses talons, en plus d’entendre des bruits de l’extérieur.

Le fœtus est trés protégé des bruits. Le fait de vivre dans une ambiance insonorisée fait que les sons lui parviennent déformés comme ainsi ont confirmé les recherches réalisées chez des moutons avec des microphones intra-utérins. Selon ces travaux, la plupart des sons lui parviennent comme des chuchotements (environ 30 décibels) tandis que la voix maternelle émise en conversation dans un ton normal (60 décibels) ne lui arrive pratiquement pas (24 décibels).

De plus, étant donné que la plupart des sons sont trés répétitifs, il s’habitue et ne réagit pas face à ceux-ci. Ils ne lui empêchent pas de dormir.

Ainsi, nous pouvons dire que l’environnement sonore de l’utérus est comme le bruit d’une forêt de fond.

Selon nos études, nous savons qu’il n’entend pas la voix de la mére et les sons de l’extérieur tels qu’ils sont émis : les tissus mous de la paroi abdominale et de l’intérieur du corps de la mére absorbent les ondes sonores en diminuant son intensité et en plus produisent une distorsion des mots. C’est comme s’il était entouré d’oreillers ou, comme quand nous entendons parler dans la chambre d’à côté, mais nous ne réussissons pas à comprendre la conversation.

Selon une étude réalisée avec des moutons gestants et publié en 1996, les mots émis depuis l’extérieur et enregistrés dans l’utérus sont intelligibles seulement environ dans un 50% (Griffiths et al, Journal of the Acoustical Society of America).

Il est dit que le fœtus entend principalement les tons graves et ceci parce que les tons aigües restent encore plus amortis.

Pour qu’ils entendent comme nous, la seule voie est la vaginale.

Le vagin est un espace fermé et, donc, il n’y a pas de dispersion du son. En plus, les couches de tissu mou qui séparent le fœtus de l’émetteur de son sont petites : ils ne sont séparés que par la paroi vaginale et utérine.

En plaçant un haut-parleur à l’intérieur du vagin, le fœtus peut entendre presque avec la même intensité avec laquelle on émet.

Musique depuis l’abdomen: une partie du son se refléte à l’extérieur et une autre partie reste absorbée et déformée par les tissus mous qui composent la paroi abdominale et utérine. Au fœtus ne parvient que la partie transmise et sont intensité et clarté est plus petite que dans le point d’émission.

Musique depuis le vagin: c’est un espace fermé, il n’y a pas de dispersion du son et les couches de tissu mou qui séparent le fœtus de l’émetteur de son sont petites. Il n’y a que la paroi vaginale et utérine et, donc, nous éliminons la réduction qu’implique la paroi abdominale.

Nous savons que l’oreille interne compléte sa formation pendant la 16éme semaine de gestation, mais la fonctionnalité du systéme auditif dans la littérature médicale jusqu’à aujourd’hui n’avait été confirmée qu’à partir de la 26éme semaine. Avec ce travail de recherche il est démontré pour la premiére fois que le fœtus entend depuis la 16éme semaine.

L’étude scientifique

L’étude s’est centrée à réussir que le fœtus perçoive une plus grande intensité de son. Pour cela, nous avons conçu un dispositif nouveau et spécifique pour émettre de la musique depuis le vagin de la mére.

L’étude a été portée à terme sur des patientes enceintes de notre centre qui se trouvaient entre les semaines 14 et 39 de gestation. Pendant tout le travail, l’équipe de chercheurs a observé par échographie la réaction du fœtus en entendant de la musique émise voie abdominale et voie vaginale. Ils ont aussi comparé les résultats, en émettant des vibrations sans musique depuis le vagin.

La musique utilisée dans l’étude publiée était de Johann Sebastian Bach, en particulier Partita in A Minor for Flute Alone – BWV 1013.

Dans les échographies préalables au commencement des stimulations, les chercheurs ont observé qu’environ 45% des fœtus présentait de maniére spontanée des mouvements de tête et des extrémités, un 30% des mouvements de la bouche ou de la langue et un 10% tirait la langue. Cela c’est ce que normalement fait un fœtus quand il est éveillé.

Avant l’échographie, la patiente enceinte s’est placé le dispositif vaginal conçu pour l’étude, qui émet une intensité moyenne de son de 54 décibels (l’équivalent à une conversation dans un ton bas ou musique d’ambiance).

87% des fœtus ont réagi avec des mouvements non spécifiques de la tête et les extrémités, et des mouvements spécifiques de la bouche et la langue, qui s’arrêtaient quand ils n’entendaient pas la musique. En plus, avec la musique vaginale, prés du 50% des fœtus a réagit avec un mouvement trés évident, en ouvrant beaucoup la mâchoire et en tirant la langue au maximum.

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Fœtus en tirant la langue en réponse à la musique par voie vaginale

Sur l’abdomen de la femme enceinte on a placé des casques qui émettaient de la musique avec une intensité moyenne de son de 98,6 (niveau équivalent à celui de la siréne d’une ambulance ou la musique dans une discothéque).

Pendant cette partie de l’étude on n’a pas observé des changements des expressions faciales des fœtus.

barriga con auriculares

Emission de musique avec des casques voie abdominale

Pour savoir si la réaction fœtale était due à la vibration des ondes sonores (c’est à dire, à une vibration mécanique non musicale), la patiente enceinte se place un vibreur vaginal comme ceux qui sont utilisés comme jouet sexuel. L’équipe de chercheurs a fait les échographies, en émettant des vibrations sonores à une intensité moyenne de 68 décibels (l’équivalent à une conversation dans un ton élevé). Dans cette partie de l’étude, on n’observe pas non plus des changements des expressions faciales des fœtus.

estuche Babypod

Vibreur utilisé dans l’étude pour mesurer la réponse des fœtus aux vibrations non musicales

Avec la musique vaginale, 87% des fœtus réagit par des mouvements de la bouche et de la langue. Avec la musique de la vibration de l’abdomen et du vagin, il n’y avait pas de changement

  • La réponse du fœtus diffère à chaque examen ainsi que le temps de réaction. Le type, le nombre et l’intensité des mouvements diffèrent aussi, tout comme le temps d’arrêt des mouvements, une fois achevée la stimulation musicale. Ce qui confirme qu’il ne s’agit pas d’un réflexe. Les réponses du fœtus se produisent dès la 16ème semaine et il existe des différences statistiquement importantes tout au long de la grossesse.

  • Au fur et à mesure que la gestation progresse, le fœtus réalise de plus en plus de mouvements faciaux.

  • Chaque bébé en gestation répond de manière différente et manifeste de différentes réactions à chaque écoute musicale.

  • Les jumeaux présentent une conduite similaire.

  • Les jumeaux présentent une conduite similaire.

Notre hypothèse est que la musique incite à une réponse qui se manifeste par de mouvements de vocalisation, parce qu’elle stimule les circuits cérébraux du langage et de la communication.

Une fois que l’oreille interne serait complètement formée, les stimulations sonores dotées de rythme ou de mélodie détectées par la cochlée activeraient des centres très primitifs du tronc cérébral dans l’aire liée à la conduite sociale, incitant à la vocalisation.

Le colliculus inférieur, composé d’un groupe de cellules, détecte les sons. Si ces cellules perçoivent que le son est harmonique et l’associent à la musique, elles se stimulent et activent leurs connexions avec les nerfs crâniens en mobilisant la bouche, la mâchoire et la langue pour produire des mouvements de vocalisation (mouvements qui précèdent le langage).

Actuellement, notre équipe étudie, en collaboration avec la chaire de Neuroanatomie de l’Hôpital Clínic de Barcelone et celle de Radiologie de l’Hôpital San Rafaele de Milan, les aires cérébrales fœtales qui s’activent à l’écoute de la musique par voie vaginale, en utilisant la résonance magnétique chez des femmes enceintes.

Nous savons que les bébés commencent à vocaliser spontanément comme réponse aux sons qu’ils écoutent et qu’ils commencent à explorer le registre de leurs voix : c’est la phase préalable au langage. Ce groupe de neurones ne s’active pas face au bruit ou aux sons dissonants : chanter ou parler stimule l’enfant, mais pas le bruit.

Circuit de réponse à la stimulation fœtale à l’écoute de la musique par voie vaginale

Comme il ne s’agit pas d’un réflexe mais d’une réponse, la réaction du fœtus dépend de nombreux facteurs et diffère à chaque moment. La réponse varie en fonction de l’activité des neurones du tronc cérébral au moment de l’écoute. Elle peut dépendre de la phase de sommeil du bébé ou des niveaux de glycémie. D’ailleurs, lorsque nous chantons à un bébé, sa réaction est différente à chaque fois et dépend de nombreux facteurs, comme la faim, la soif ou le sommeil.

Si les fœtus répondent à la musique émise intra-vaginal à une intensité sonore de 54 décibels mais ne le font pas quand la musique est émise à travers l’abdomen à une intensité plus élevée, nous pouvons déduire qu’ils ne l’entendent pas. L’intensité des sons qui parvient au fœtus depuis l’extérieur est fortement atténuée, ce qui fait que les sons soient à peine perceptibles.

C’est curieux, mais même si le vibrateur vaginal émet un son de l’ordre de 68 décibels, aucune réponse ne se produit chez le fœtus. Nous savons que le son se compose de vibrations à base de fréquences régulières et que le bruit est produit par des vibrations irrégulières. Le bruit est une organisation dysharmonique du son et la musique est une organisation harmonique.

Dans des études postérieures, notre équipe de recherche a pu constater que les fœtus ne répondent pas aux sifflements émis par voie vaginale à une puissance de 54 décibels. Parce que la réponse du fœtus se produit sur la base des stimulations qui incitent à des réponses de communication. Par conséquent, la musique ou le langage provoquent des réponses chez le fœtus tandis que le bruit n’en produit pas.

Lorsque nous parlons ou chantons aux bébés, ils essaient aussi de communiquer avec nous et tentent de vocaliser. Cela n’arrive pas quand ils entendent un bruit, puisque les circuits cérébraux qui interviennent sont différents.

Une étude du Docteur Mme Perani (Docteur Perani et al, PNAS), a analysé au moyen de la résonance magnétique, les aires du cerveau qui s’activent avec la musique et a pu constater qu’une activation corticale et sous corticale des centres auditifs primaires et d’autres plus évolués se produit notamment sur l’hémisphère cérébral droit. Face aux sons dissonants, ces aires du cerveau ne s’activent pas, au contraire, l’activation cérébrale y est même abolie.

Le fœtus ne répond pas aux vibrations sonores ou au bruit, mais si à la musique.

Conclusions de l’étude
  • 87% des bébés réagissent à la musique émise par voie intra-vaginale en réalisant des mouvements du corps, de la tête et/ou de la bouche et la langue. En plus, ils ouvrent et ferment la bouche, tirent la langue et gesticulent. Il s’agit d’une découverte d’avant-garde. On peut donc conclure que la musique stimule les circuits de communication, de vocalisation et d’apprentissage des bébés et génère chez-eux une réaction de communication.
  • On a découvert que le fœtus est capable d’entendre à partir de la 16ème semaine de gestation. Jusqu’à présent les experts avaient confirmé que les bébés in utéro commençaient à entendre à partir de la 26ème semaine.
  • Chaque bébé répond de manière différente et manifeste de différentes réactions à chaque écoute musicale. Les bébés présentent aussi des réponses différentes selon le type de musique écoutée..
  • Il ne s’agit pas d’un réflexe : les mouvements commencent lorsque la musique commence et les mouvements s’arrêtent quand la musique s’arrête.
  • C’est la musique qui génère chez le bébé une réponse de communication et non pas le bruit. Quand la vibration est appliquée par voie intra-vaginale à 68 décibels (intensité similaire à une conversation à haute voix), le bébé ne répond pas.
  • Les réponses sont plus élaborées au fur et à mesure que la gestation progresse, le nombre de fois que le bébé tire sa langue augmente tout au long de la grossesse.
Quelles applications médicales peut avoir le dispositif émetteur de musique vaginale?
  • Si le fœtus répond à la musique ça veut dire qu’il n’est pas sourd. Les personnes avec surdité peuvent entendre des vibrations mais pas de la musique. S’il ne répond pas pendant l’échographie ça ne veut pas dire qu’il n’entende pas, ce qui arrive c’est que la réaction dépend de l’activité de ses neurones à ce moment et on observera sa réaction dans une autre exploration échographique. Jusqu’à présent il n’existait aucune méthode de diagnostic de la surdité avant de naître. Le diagnostic ne pouvait pas être réalisé jusqu’à la premiére année ou deuxiéme année de vie de l’enfant. Plus tôt le diagnostic est fait, plus tôt il est possible d’aborder le traitement.

  • Plus grande efficience et rapidité dans les échographies. Pour l’échographiste ce dispositif est une grande découverte puisqu’en induisant des mouvements du fœtus, il permet de voir toutes ses structures plus facilement et le temps d’exploration est raccourcit.

  • Stimulus pour le développement neurologique du bébé. On considére que tout type de stimulation sensorielle est bonne et meilleure plus précoce elle est. La musique stimule l’apprentissage du langage.

  • Le fait de pouvoir partager des moments de relaxation avec son bébé suppose une réduction du stress de la mére. Il est spécialement indiqué pour les femmes avec un degré d’anxiété élevé. Aussi dans des situations ponctuelles où la mére apprécie une réduction des mouvements du fœtus, parce qu’en émettant de la musique avec le dispositif nous provoquons une réponse du fœtus.En plus ça permet de jouir du plaisir d’écouter des mélodies et de les partager avec la mére, le pére ou avec celui qui les écoute à la fois.

  • Ça ouvre une importante ligne de recherche prénatale et postnatale sur beaucoup de plans.

  • Ça permet de connecter directement avec la voix de la mére.

Pour porter à terme cette étude scientifique nous avons conçu un prototype de dispositif vaginal émetteur de musique que nous avons perfectionné peu à peu. Avec l’objectif que tous les fœtus puissent bénéficier de cette découverte et bien écouter les voix ou la musique, nous avons cédé à Babypod notre idée et technologie.

BabyPod® est un petit haut parleur vaginal trés facile à utiliser et qui ne présente aucun risque pour la grossesse. Il est placé comme un tampon et il est connecté à la musique à travers le téléphone mobile.

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Nous conseillons de l’utiliser depuis la 16éme semaine de gestation jusqu’à la fin de la grossesse, pourvu qu’aucune des contradictions d’utilisation n’apparaisse : dilatation du cou utérin, gestations de risque obstétrique élevé par malformations utérines, menace d’accouchement avant terme, rupture prématurée de membranes, placenta praevia ou infections vaginales ou urinaires actives.

Il est conseillé d’appliquer BabyPod® pendant des intervalles de 10 à 20 minutes, une ou deux fois par jour. Il n’y a pas une limitation déterminée mais pour ne pas interrompre les cycles de sommeil, la régle précédemment citée est conseillée.

Aprés avoir fini l’étude avec musique de flûte de Bach, Institut Marquès est en train de faire des recherches avec d’autres types de musique et de sons et des réponses trés différentes sont en train d’être observées.

A ce moment nous sommes en train d’analyser la réponse quant à la proportion de fœtus qui font bouger la bouche et la langue et ceux qui font un mouvement spécifique de tirer la langue en répondant à chaque type de musique.

Pendant toute l’étude nous avons essayé avec beaucoup de types de musique différents, nous avons mis au jour les résultats chaque semaine et nous continuons à rechercher quels sont les rythmes ou les mélodies qui les stimulent le plus et pourquoi.

De maniére naturelle, nous avons déjà commenté qu’elle leur arrive comme un chuchotement, ils ne l‘écoutent à peine pas et elle ne les éveille pas. Le fœtus peut percevoir et se souvenir des différences dans le rythme et l’intonation de la voix de la mére, mais tous les sons lui parviennent trés amortis en intensité et avec des modifications dans le ton et le timbre.

Nous supposons qu’il serait plus facile qu’ils reconnaissent des voix aprés leur naissance si pendant la grossesse elles leur arrivaient à un niveau clairement audible, voie vaginale.

Avec le dispositif vaginal que nous sommes en train d’utiliser dans notre recherche, toute personne qui le désire peut parler au fœtus.

Il est plus facile de comprendre les réponses fœtales si nous pensons à ce qu’un bébé fait. Dans ce sens, ce qui rend différent un fœtus d’un bébé c’est l’isolement à l’intérieur de l’utérus et son développement cérébral mais l’audition et les circuits primitifs du tronc de l’encéphale sont pareils.

Quand nous voulons nous communiquer avec un bébé nous lui parlons dans un ton plus élevé, plus aigue et avec musicalité. Cela stimule sa communication, induit des mouvements de vocalisation, qui sont le pas préalable au langage. La musique module les systémes d’attention et de mémoire. Nous savons qu’il est plus facile d’apprendre les tables de multiplier avec de la musique ou comment nous nous rappelons des paroles d’une chanson.

Parler dans un ton grave et monotone ne les stimule pas. Les bruits ponctuels ou monotones ne sont pas non plus une source de stimuli. Nous supposons que les fœtus ne répondent pas à la vibration des ondes sonores (non musicales) voie vaginale comme les bébés ne répondent pas au bruit d’un lave-vaisselle.

Notre hypothése est que des circuits cérébraux différents sont activés. C’est pareil avec les adultes: notre réponse est différente aux mots par rapport à la musique.

Parce que la musique est la maniére de communication plus ancestrale entre les humains. Le premier langage a été musical, avant le langage parlé. C’est le plus grand stimulus que nous avons pour la communication.

Nous avons des circuits cérébraux spécifiques pour la musique : certains induisent du plaisir, d’autres stimulent la région sociale, d’autres la mémoire. Avec les études nous avons découvert des circuits de notre cerveau plus primitif spécifiques pour la vocalisation.

Pourquoi la musique a été toujours présente tout au long de l’histoire? Nous vous invitons à le découvrir au Le Blog de la fertilité?

Le centre du plaisir « noyau accumbens » n’est pas myélinisé à la 16éme semaine. Nous ne savons pas à quel moment de la grossesse le noyau accumbens commence à fonctionner, mais c’est probable que ce soit à partir de la 26éme semaine. Nous obtiendrons plus de renseignements avec l’étude de recherche que nous sommes en train de porter à terme sur des femmes enceinte, en réalisant une résonance magnétique cérébrale au même temps qu’on émet de la musique voie vaginale.

Nous savons et reconnaissons l’importance de parler aux bébés depuis le moment de la naissance et de les stimuler neurologiquement. Maintenant nous avons la grande opportunité de le faire depuis beaucoup avant et cela représente un grand progrés.